Avant l’arrivée à New York… Mais comment en est-on arrivé là?

Chips ne sait pas encore ce qui l'attend... Mais il va adorer!
Chips ne sait pas encore ce qui l’attend… Mais il va adorer!

Tout d’abord, mettons les choses au clair: tout est de la faute de Guillaume (ceux qui me connaissent savent parfaitement que ça veut dire « grâce à », mais que ça m’écorcherait de l’écrire). Disons qu’il ne me serait pas venu à l’idée de postuler, pour la première fois et sans expérience, pour l’une des destinations les plus prisées au monde… J’aurais déjà été très fière d’obtenir un entretien pour Tombouctou ^^. Alors c’est dire que New York, j’y croyais moyen.

Après avoir postulé via l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) et la MLF (Mission Laïque Française), je pensais avoir fait le tour de la question (pour ceux que ça intéresse, je détaillerai mes motivations et les démarches concrètes dans un autre article). Mais Guillaume a continué à envoyer mon dossier à tous les établissements susceptibles de nous plaire – toutes les offres sont recensées sur une page facebook très pratique: Enseigner à l’étranger.

C’est ainsi que, début février, nous avons commencé à recevoir une succession de réponses inattendues (exception faite de celle concernant l’AEFE, qui m’a gentiment expliqué que mon manque d’expérience ne me permettait pas d’acquérir de l’expérience… Chez eux du moins).

Chicago me proposait un rendez-vous à Paris – à ce stade, c’est déjà extraordinaire pour moi d’avoir obtenu un entretien, et c’est Marie qui m’a ramenée sur Terre… Mon âme-sœur version langue anglaise au collège a bien vu plus loin que le bout de son nez lorsque je lui ai annoncé, en plein couloir, la nouvelle. Elle était très heureuse pour moi mais, persuadée qu’un départ devenait probable, cela l’a rendue plutôt triste – nous n’avons pas pu en discuter sur le moment – j’ai battu en retraite au moment où un petit cinquième chafouin (et probablement fou de Marie) m’a demandé d’un air agressif « pourquoi z’êtes méchante avec Madame Salwa? Faut pas la faire pleurer, Madame Salwa… »

Mais j’y ai beaucoup réfléchi par la suite; d’autant que les réponses devenaient de plus en plus concrètes: après Chicago, Los Angeles, New-York, la MLF me sélectionnait pour nos trois premiers vœux: Okpo, Casablanca et Aberdeen… Dès lors tout est allé très vite: après plusieurs entretiens via téléphone ou skype, le Lyceum Kennedy m’envoie des signaux contradictoires – il semble que je sois la plus motivée, mais aussi la moins expérimentée – la principale, avec qui je parle plusieurs heures, raccroche en me disant que je suis « une belle personne », mais qu’il ne faut pas que j’hésite à m’inscrire à des cours de Français Langue Etrangère pour améliorer encore mon CV « l’an prochain »…

Mi-mars, au moment où la MLF me propose de rencontrer le principal de l’établissement d’Okpo pour « finaliser la sélection », je reçois une lettre du Lyceum, qui me demande si j’accepte le poste… Il n’y a pas eu beaucoup à hésiter: la Corée du Sud faisait (étrangement) beaucoup moins rêver Guillaume que les Etats-Unis; il aurait été en théorie plus difficile, à terme, de trouver un emploi là-bas; enfin, ça aurait été visiblement plus compliqué pour le Chips, que je n’avais aucune intention de vendre sur le marché canin du dimanche pour le voir rôtir à la broche.

Alors voilà, c’est New-York. Depuis, contrat signé, détachement obtenu (à partir de Septembre, ce n’est plus l’Education Nationale qui me salarie mais directement le Lyceum – même si je suis toujours enseignante certifiée en France), démarches pour le visa effectuées, livres et fournitures pour l’an prochain commandés (j’aurai donc les 4èmes, en Français et Latin, les 2des en Français, et le reste de mon emploi du temps en Soutien, Français Langue Etrangère et Coordination du département Lettres.)

Et je pardonne à Guillaume tout le stress ressenti lorsqu’il me chantait, fin février, « un jour, j’irai à New-York avec toi », et que j’étais tellement persuadée de le voir déçu…

Vivement nos prochaines aventures!
Vivement nos prochaines aventures!

7 thoughts on “Avant l’arrivée à New York… Mais comment en est-on arrivé là?”

  1. Ouais, ouais … Peut-être, mais tu oublies de rappeler la pression infernale et paternale pour NYC et son grand chelem à Flushing Leadows 🙂 A Okpo, je suis sûr qu’il n’y a même pas un « future » de l’ATP !

    1. ça y est l’aventure new-yorkaise commence pour nos trois frenchies après bien des péripéties commentées avec humour. Guillaume est un fin stratège et ma Zouzou, grace à ses compétence et son enthousiasme, est montée sur le podium. Les élèves du Lycéum ont beaucoup de chance d’avoir un tel prof. ils ne vont pas s’ennuyer et vont même s’amuser ! L’intervention du »petit chafouin de 5ème »m’a bien fait rire. Super cette idée du blog. Je vais pouvoir suivre votre vie à New-York, moi qui ne pourrait m’y rendre. A travers vous, ça va être passionnant. Plein de bisous. Mamie

  2.  » L Amérique, l Amerique, je veux l’avoir et je l’aurai  » chantait le regretté Jo Dassin . Et vous l’avez eu, alors bravo !!
    Attendez vous a avoir de la visite à Big Apple!! .
    Gros bisous des Calvet.

  3. Hi There !

    Vivement la suite des aventures ! Vous pouvez également vous inspirer du tube de Sting pour en faire un « Frenchies in New York ! Mais vous sentez-vous des « legal aliens » comme lui ?
    Amusez-vous bien !
    Bises !

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