Tout ce qu’il faut savoir (avant le départ).

Un voyage commence souvent longtemps avant le départ; nous avons réellement commencé à entrer dans le nôtre il y a déjà plusieurs semaines, alors que nous en voyons à peine le début réel maintenant.

La préparation, surtout de longue haleine, a donc le mérite de nous mettre à l’épreuve côté organisation: suivez-nous pas à pas dans notre périple-avant-le-périple.

1. Vive les Médecins

Que nous partions en Afrique, en Océanie ou aux Etats-Unis, un check-up s’impose, et il faut vraiment s’y prendre à l’avance: Guillaume, en pro de l’organisation, a slalomé entre dentiste, médecin généraliste, ORL, opération de la jambe (imaginez le courage qu’il a dû déployer pour résister à la chaleur du mois de juin, sans pouvoir bouger, se doucher ou enlever ce fichu bas de contention pendant plusieurs jours!) etc.

De mon côté, j’avais envie d’aller chez le médecin comme de me pendre (pour ceux qui me connaissent…), mais j’ai été bien courageuse (et surtout obligée par mon amoureux) et j’ai TOUT fait: médecin généraliste, rhumato (qui m’a prescrit une dose de kétoprofène à assommer une écurie entière), gynéco (qui m’a prescrit en une seule fois un an de pilule), traitement du cuir chevelu (clinique Norgil, petit frère!), dentiste…

Nous concernant, le fait d’assurer nos arrières médicaux n’avait rien à voir avec la confiance que nous accordons (ou pas) à la compétence des médecins américains; mais, après renseignement, la légende des tarifs inabordables pour la moindre consultation se concrétisait de manière inquiétante… Donc nous avons pris le taureau par les cornes, et, a priori, nous sommes plus au moins parés!

2. On s’allège peu à peu

Je ne trouve pas les mots pour exprimer la stupeur qui, au fil des jours, m’a paralysée quand je me suis aperçue du nombre incalculable d’objets divers et variés que j’avais pu accumuler depuis ma sédentarisation à Lille. Guillaume a été, finalement, moins ébahi que moi – il avait vite compris, en emménageant à la maison, que j’avais un léger blocage sur le stockage (du carton à chaussures vide à la table basse à la cave « qui peut encore servir »…)

J’ai donc dû mettre en pratique, pour une fois, sa philosophie à lui: « tu jettes, tu donnes, tu vends, et on voit après » Nous avons donc vendu une bonne partie des meubles, et l’appartement qui les contenaient d’ailleurs (grâce à papa, sans avoir jamais réellement été propriétaire, j’ai appris deux ou trois petites choses très utiles sur l’achat et la vente d’un appartement!), loué celui de Guillaume, vendu les voitures (enfin, à ce jour, celle de Guillaume surtout – la mienne est pour l’instant réservée, donc croisons les doigts!) par l’intermédiaire d’une « agence automobilière », qui nous a bien facilité la vie.

Un merci spécial, à ce propos, aux filles qui m’ont vraiment soutenue dans l’épreuve du « vidage de placards ». L’approche méthodique du « pièce par pièce »  d’Aline, la gentillesse de Vanessa, le rire de Lilia et la sollicitude de Marie m’ont permis d’avancer considérablement (tandis que Guillaume jubilait dans la chambre). Et je ne sais pas si j’aurais pu réussir sans cela, parce que vous savez (ou pas, pour ceux qui ne sont jamais venus), chez moi, il y a des rangements PARTOUT:

Il y en a ici
Il y en a ici
Il y en a là
Il y en a là
Partout je vous dis!
Partout je vous dis!

3. On s’occupe du chien et du chat

Venons-en au point le plus important; parce que se débarrasser d’objets, ça peut nous poser problème cinq minutes, mais nous partions avec un challenge bien plus considérable à relever: le Bounty-Cat et le Chips-Dog!

bounty cat dort
Il n’était pas malheureux à la maison!

Le vétérinaire m’avait prévenue il y a plusieurs mois, lorsque j’avais vaguement évoqué mon projet de départ à l’étranger, que la santé de Bounty ne se prêtait pas au voyage en avion, et encore moins s’il devait être question de le faire revenir, encore plus âgé, par le même transport… Heureusement, sa grand-mère paternelle a tout de suite accepté de le prendre, et il coule à présent des jours heureux près de Versailles, entre canapé, jardin et câlins. Je sais que c’est pour son bien, mais j’avoue qu’égoïstement j’aurais aimé l’emmener.

Quant à son frère, Chips, c’est une autre pair de manche: vous l’avez compris, il migre aussi! Il faisait bien sûr partie de mes critères concernant les établissements où je pouvais travailler, et, depuis la signature du contrat, il a enchaîné les rendez-vous chez le vétérinaire, a vu partir, impuissant, tous les meubles, et se demande vraiment pourquoi nos affaires se résument maintenant à deux valises encore ouvertes dans un coin…

Concrètement et en deux mots: les vaccins doivent être à jour et le passeport européen doit le certifier; le vaccin antirabique est tout particulièrement surveillé apparemment. Le chien doit disposer d’un billet d’avion spécifique (plus de 7kg avec contenant, en soute chauffée; moins, vous pouvez espérer l’emmener en cabine. Attention, toutes les compagnies ne transportent pas les animaux – nous espérons bientôt avoir le plus grand bien à vous dire d’XL Airways à ce niveau) et d’une caisse de transport homologuée. Enfin, un « certificat de bonne santé » doit être délivré dans les cinq jours avant le voyage – il s’agit d’une case à remplir dans le passeport.

Précisons que, pour ne pas augmenter son inquiétude lors de notre séparation, le vétérinaire a prescrit à Chips un calmant à administrer deux heures avant son départ pour la soute. Nous avons testé avec un comprimé au restaurant avec la famille de Guillaume… Et bien tout le monde a pu constater que ce n’était pas suffisant! Donc … double ration le jour J. Il devrait dormir comme un bébé pendant tout le vol (on peut toujours rêver) et se réveiller juste avant de prendre le taxi dans son petit sac (spécialement acheté pour les transports en commun américains, qui ne tolèrent que les chiens en contenant…)

L'essayer c'est l'adopter!
L’essayer c’est l’adopter!

4. On ne se laisse pas abattre

Il y a bien sûr de multiples épreuves à surmonter en plus de l’aspect matériel d’un déménagement : remplir, point par point, toutes les étapes du visa par exemple. Heureusement, le lyceum sponsorise le visa via l’organisme Cordell Hull qui s’occupe des principales démarches.

Quelques noyades sous la paperasse plus tard, j’ai fait une petite visite à l’ambassade des Etats-Unis à Paris. J’en suis ressortie toute piteuse, en expliquant à Guillaume qu’ils m’avaient confisqué mon passeport, sans que je puisse comprendre exactement pourquoi. Après recherches, il s’avère qu’il s’agit de la procédure normale, et mon passeport, pourvu d’un beau visa, m’a été livré directement à la maison quelques jours plus tard. Mais j’avoue que le moment où la guichetière l’a balancé d’un geste désinvolte sur une pile d’autres passeports m’a été particulièrement désagréable.

Vient ensuite le déménagement en lui-même: nous avons tenté de passer par des sociétés traditionnelles de déménagement, mais toutes refusaient de prendre en charge quelques valises seulement. Nous avions en effet décidé de n’emporter aucun meuble pour voyager léger: vêtements, livres, chaussures, cours…

Heureusement, nous avons découvert bagages du monde, qui propose comme son nom l’indique, un service de transport de bagages par fret aérien; et pour l’instant, nous n’avons que du bien à en dire: après avoir effectué une estimation (150kg répartis dans 6 valises pour environ 1100€), nous avons réservé en choisissant la formule qui proposait la livraison à domicile avec prise en charge des démarches de douanes. Nous n’avons eu qu’à livrer nos (finalement 9) valises à Lille (Aérogare de Lesquin), elles ont été pesées le soir même à Paris et nous recevions dans la foulée la facture effective indiquant 145kg pour un peu moins de 1100€. Nous avions vu juste! Maintenant, il ne nous reste plus qu’à espérer qu’elles arrivent à bon port et passent la douane avec les papiers que nous avons pré-remplis… Croisez les doigts pour nous!

Donc si tout va bien, grâce à mes amis et la famille de Guillaume – qui nous ont accompagnés, à temps, jusqu’à la gare, puis nous ont regardés pleurer dans le train tandis que Chips leur faisait « au revoir » par la fenêtre – le visa, XL Airways et bagages du monde, nous devrions bientôt arriver sur le sol américain, et récupérer, d’ici une dizaine de jours, nos affaires from Lille… En attendant, Chips a été le plus courageux du mânde lorsqu’il a été emmené dans sa cage (le plus drogué aussi, ça doit jouer…), sa maman n’a même pas pleuré, et nous sommes sur le point d’embarquer!

With love, take care et à très vite…

Une réflexion au sujet de « Tout ce qu’il faut savoir (avant le départ). »

  1. Eh oui, Les voyages, ça forge le caractère ! On dit aussi qu’un demenagement vaut un incendie en terme d’elimination « d’avoir dans nos armoires ». L’avantage avec le demenagement, c’est que c’est toi qui choisis ce que tu gardes … C’est dejà enorme et cela pese 200 kg hors chips.

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