Un voyage XXL Airways

En route pour l’aéroport

Le jour J, c’était hier! Nous avions tout prévu, et tout s’est déroulé comme planifié – enfin presque.

Récapitulons: nos billets d’avion étaient achetés depuis longtemps, sur la compagnie XL Airways. Je n’en avais pas entendu que du bien, loin de là, mais apparemment c’était l’une des mieux placées au niveau des prix, mais aussi concernant les animaux; j’avais été agréablement surprise par les réponses qui avaient été apportées, par téléphone, à mes questions inquiètes. Donc, si on tente New York, tentons aussi XL-Airways!

Nous sommes partis bien à l’avance, d’une part parce que je suis une angoissée du retard (le train qui n’arrive pas, ou que ne repart pas tout de suite, l’oubli de dernière minute qui oblige à revenir sur ses pas etc), d’autre part parce que nous avions une montagne de choses à transporter: deux énormes valises (nous y reviendrons…), la grande cage de Chips, une petite valise cabine, chacun un sac à dos, mon sac à main (offert pas Romain et Danary l’an dernier!)… et bien sûr Chips, qui se dandinait comme il pouvait derrière nous.

Pour arriver au train, pas de problème: le papa et le frère de Guillaume, et beaucoup de mes amis sont venus nous prêter main forte. Notre TGV est parti à l’heure, et nous avons réussi à extirper tout notre attirail au moment de l’arrivée (sans oublier Chips, qui est adorable mais à aucun moment n’a proposé de porter une valise), à tout empiler sur un chariot et à trouver un ascenseur en état de marche qui nous emmène au niveau de notre terminal. Après une petite trotte (interrompue par un colis abandonné, qui a obligé pour le terminal 2 à s’immobiliser jusqu’à sa destruction), nous arrivons, parmi les premiers, à l’enregistrement des bagages.

Enregistrement des bagages et de Chips

Une fois le comptoir ouvert (environ trois heures avant le décollage), nous n’avons pas eu beaucoup à attendre. Mais c’est là qu’a débuté la longue série des contrôles: contrôle passeports et visas dans la file, puis au guichet, puis pour accéder à la zone d’embarquement, puis pour embarquer, et j’en passe. En fait, il faut toujours garder son passeport à portée de main, et surtout pour les touristes, avoir bien rempli avant le départ, par internet, le formulaire ESTA (14$).

Cependant, tout le personnel à Paris d’XL Airways a été vraiment agréable: nous avons évoqué deux énormes valises, et bien sachez qu’à la pesée, elles faisaient respectivement 25 et 26 kg. Or, point noir de la compagnie, elle n’autorise que 20 kg en soute. Nous aurions donc dû débourser en tout 110 euros (10 euros le kg supplémentaire). Mais, le guichetier nous a annoncé en souriant qu’il ne nous comptait qu’une valise en excédant. Nous avons donc gentiment été payé les frais supplémentaires, après quoi il a achevé l’enregistrement et nous a indiqué la démarche à suivre pour Chips.

Chips et sa cage - cage de transport -xl airways
Chips prêt à l’aventure!

Une hôtesse nous a expliqué que Chips pouvait n’embarquer qu’à la fin de l’enregistrement: nous avions encore le temps de le promener un peu et de le laisser s’endormir avec nous (rappelons les petites pilules magiques du vétérinaire: glissées dans le morceau de chocolat prévu par Marie, Chips les avait avalées tout rond avant de sortir du train.) Il était donc de plus en plus vaseux, comme vous pouvez d’ailleurs le constater sur la photo (petits yeux luisants, oreille en plein spasme et museau un peu bouffi). Enfin, l’heure fatidique est arrivée: le superviseur nous a bien expliqué toutes les étapes par lesquelles Chips allait passer, avant de préciser qu’on le retrouverait « au moment de récupérer nos bagages ». C’est là que les événements ont un peu mal tourné…

Le vol Paris New York

L’embarquement à bord de l’appareil a été plutôt bien géré, une fois entrés dans l’appareil, nous avons pu nous asseoir rapidement, enfin nous asseoir, c’est un grand mot! En effet, et nous nous y attendions au vu du prix, le confort est minimal: très peu de place pour les  jambes (Guillaume touchait avec ses genoux le siège devant lui) et donc peu d’amplitude pour s’allonger, peu d’espace en largeur (avec l’accoudoir relevé, on se sent serré alors imaginez quand il est baissé!).

Il n’y a pas d’écran multimédia personnel intégré dans le siège, mais plusieurs écran au centre avec une programmation imposée. Nous avons quand même eu le droit à un repas et le personnel à bord était serviable.

Nous sommes partis avec un léger retard qui a contribué à la prolongation de notre voyage …

L’arrivée à New York

Après un vol très inconfortable, nous étions assez fatigués et heureux d’arriver. Sauf qu’en fait, c’est la fin qui nous a paru vraiment interminable: 30 minutes de retard, aggravées par un malade à bord – tout le monde a dû attendre que le médecin vienne l’évacuer avant de descendre – nous ont emmenés à la douane sérieusement crevés… Ceci dit, la situation a présenté au moins un avantage: j’étais tellement épuisée que je n’ai même pas eu la force d’angoisser pour le passage au crible du visa. Je pensais juste à aller chercher Chips, sans rien voir de très clair en dehors.

Près de deux heures d’attente plus tard (j’ai presque fini la Curée, Chat!), la douanière me félicitait « for being a teacher, because, you know, working with kids is pretty hard; I respect that », ce à quoi je crois avoir répondu que ça ne devait pas être bien jojo tous les jours de travailler avec des adultes non plus. Elle n’a pu qu’abonder dans mon sens, nous avons convenu que « les adultes, au moins, on n’avait pas à leur servir d’exemple » et je suis passée, empreintes digitales et pupilles scannées. Elle a posé deux ou trois questions à Guillaume, a scanné tout ce qu’elle a pu, et l’a laissé passer aussi.

Nous nous sommes alors mis à chercher frénétiquement Chips; puis nous nous sommes rendus compte que nos bagages n’étaient plus affichés, alors nous nous sommes mis à chercher frénétiquement Chips ET nos bagages. Ici, je peux tout de même souligner que le personnel de l’aéroport n’a été d’aucun secours, à quelque moment que ce soit. J’ai arrêté TOUT le monde, mais personne ne pouvait rien m’indiquer… Jusqu’à ce que, en retrouvant nos bagages évacués à côté d’un des tapis roulants, j’arrête encore une fois une dame qui, cette fois, me répond en français « votre chien? Mais bien sûr qu’on l’a votre chien! Faut pas s’inquiéter comme ça… » Elle m’explique derechef qu’on lui a confié Chips mais qu’elle « ne pouvait pas l’amener parce qu’elle avait peur » (« plus chuis loin, mieux j’me porte ») et qu’il fallait donc que je la suive.

cage de chips - xl airways
Elle a l’air légère comme ça non?

S’en est suivie une scène ubuesque: à l’autre bout de l’aéroport, je retrouve mon pov’Chips, recroquevillé dans sa cage, qui pense que sa dernière heure est arrivée. Il avait l’air si mal en point que j’ai ouvert la porte pour vérifier s’il allait bien. Il pleure de joie, se fait largement pipi dessus aussi (de joie, toujours) et me montre que ça va, mais qu’il faut se tirer de là vite fait sinon il ne répond plus de rien. Je me tourne vers la dame, qui, à distance respectueuse, m’explique qu’il faut qu’il retourne dans sa cage (« il n’a pas le droit de circuler de cette partie de l’aéroport ») et que je dois « l’évacuer » pour rejoindre les bagages. Convaincre Chips de retourner dans la salle de torture, déjà, je ne vous raconte pas. Mais quand je me suis retrouvée à porter/pousser/tirer la bête enfermée (mon adorable accompagnatrice ayant précisé que « la zone était interdite aux trolleys » (au fait les chariots sont payants à New York) et que je pouvais toujours attendre que quelqu’un vienne porter la cage parce que, ici, « personne ne viendra vous aider ») nous avons atteint les sommets du ridicule.

Mais heureusement, après avoir rejoint Guillaume, tout a été beaucoup mieux: la douane pour Chips a pris en tout 35 secondes, nous l’avons promené dans la pet area, et il a pu monter à nos pieds dans un gros taxi (après tout de même encore une demi-heure de queue), conduit par un adorable colosse Indien enturbanné, qui a écouté et chanté du Bollywood à fond, gestuelle comprise, pendant tout le trajet, en oubliant au passage de mettre sa ceinture. J’ai failli lui demander, les filles du jeudi 19h, s’il ne connaissait pas un cours sympa à Brooklyn^^. Une fois arrivés, clefs récupérées dans un petit coffre-fort sans problème, taxi payé, Guillaume et moi douchés, lit du Chips préparé avec sa caisse nettoyée et sa couverture favorite, tout le monde s’est effondré.

Il était 2h30 du matin heure locale soit 8h30 du matin en France. Et nous étions sur pieds, parés pour une grosse journée, à 7h du matin, heure locale. Mais ça, c’est une autre histoire…

 

 

 

 

 

4 réflexions au sujet de « Un voyage XXL Airways »

  1. Chips qui angoissait de vous voir partir sans lui ne va plus vous lâcher après cet épisode des bagages!! Un peu comme Castor & Paulette qui parfois ne nous lâchent pas d’une semelle… jusqu’à ce qu’elles croisent des croquettes / un jouet / une mouche ^^
    Contente que vous soyez arrivés à bon port, maintenant l’aventure commence!…
    Hâte de lire la suite ^^

  2. Coucou vous 3!
    J’ai pensé à vous en me disant que les longs courriers sont en général très confortables, mais vous venez de m’apprendre que non!
    New York, personne ne vous aide…??? J’espère que vous trouverez des gens sympas quand même!
    Et le logement, ça va? vous avez fait vos premières balades? repérages?

    Bisous à tous!

  3. Pôvre Chips ! Il a dû s’en passer des choses, dans sa tête
    Bon, ça me donne pas envie de prendre l’avion, tout ça !!
    Hâte de lire vos premières impressions américaines !

  4. Coucou les aventuriers! Hé ben, quelle expédition!! Heureusement vous êtes tous arrivés à bon port, j’espère que vous vous êtes remis de vos émotions et que la suite se déroulera sans fausses notes. Hâte d’en savoir plus sur votre arrivée, ça me prépare psychologiquement à mon grand départ 🙂 Des bisous, take care!
    P.S : j’espère que le chauffeur de taxi t’a appris quelques pas de Bollywood 🙂

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